Critique, Littérature, Roman

Les livres qui m’ont marquée: « La Nuit des Temps » de René Barjavel

barjavelBonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de « La Nuit des Temps » de René Barjavel. C’est un auteur que je connais mais que je lis très peu. Je ne connaissais que son « Merlin ». On dit de lui qu’il est l’auteur de science-fiction français majeur. Quand un ami m’a proposé de  lire « La Nuit des Temps » j’ai accepté par curiosité. Et je suis vraiment tombée dedans dès les premières pages; cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
Pour résumer brièvement le roman sans vous dévoiler la fin: des scientifiques français découvrent en Antarctique une sphère en or contenant des corps humais ayant vécu il y a 900 000 ans. Il s’agit d’un homme et d’une femme dont le savoir doit ramener leur civilisation à la vie. Tout deux viennent d’une civilisation extrêmement évoluée détruite par une guerre totale. La première à s’éveiller est la jeune femme d’une beauté confondante, Eléa. Elle raconte son histoire d’amour avec Païkan  qu’elle a quitté contrainte et forcée. L’homme qui l’accompagne est le plus grand savant de leur temps, Coban. Il est le dépositaire d’un savoir unique: l’équation de Zoran, la source de l’énergie universelle et la clé de l’immortalité. Alors que l’équipe médicale est sur le point de réveiller Coban, Eléa décide de se venger de lui et de l’empoisonner; elle y laisse également sa vie.

 

La première partie du roman est constituée de courts chapitres et raconte la découverte de la sphère sous la glace polaire. On a l’impression de partager l’urgence des scientifiques, leur appréhension aussi. Car c’est une course contre la montre qui s’engage, celui de la science contre la politique. Nous sommes en pleine Guerre Froide, aucun des deux camps ne veut donner un tel avantage à l’autre. L’équipe de scientifique est ainsi composée, entre autres, d’un Français, d’un Américain et d’une Russe. Les débuts sont difficiles, les idéologies s’affrontent mais la science s’impose finalement dans le groupe. Le trio doit plus d’une fois se défendre contre les intrusions de la géo-politique dans leur découverte pour mettre en avant l’intérêt de l’Humanité.
Après le réveil d’Eléa, le rythme est plus lent avec le recit de son histoire d’amour avec Païkan, le noeud de toute l’intrigue. La civilisation Gonda apparaît par contraste plus apaisée que la nôtre et se destine à l’immortalité avec la découverte de l’énergie universelle. L’obsession d’Eléa est au premier plan: la perte de l’amour de sa vie et sa farouche animosité envers Coban. René Barjavel a construit une société basée sur l’ADN. Tout est programmé depuis la naissance, il ne doit pas y avoir de surprise. Et lorsque la guerre et le chaos sont inévitables, les Gondas disparaissent.

Ce que j’ai préféré dans ce roman est la touche totalement française que l’on y trouve. Barjavel n’a pas essayé de copier les anglo-saxons. Son roman est fortement campé dans la culture française et ses thématiques restent totalement actuelles. Il parvient à écrire une histoire d’amour touchante sans qu’elle ne soit trop « guimauve » ainsi qu’une vraie intrigue de science-fiction alors que les deux genres ne vont pas forcément bien ensemble. Dommage que cet auteur ne soit pas plus étudié au lycée, les adolescents se tourneraient peut-être plus facilement vers des auteurs français après l’avoir découvert.

 

Ceinwynn

 

 

 

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