Critique, Littérature

Les gens heureux lisent et boivent du café

imagesBonjour tout le monde,

Une éternité après tout le monde ou presque, j’ai finalement lu « Les gens heureux lisent et boivent du café » d’Agnès Martin-Lugand. Je me souviens du battage lors de sa sortie mais bizarrement impossible de me souvenir de quoi le roman parlait … Mais j’aimais le titre (je bois beaucoup de café) et la couverture donc je me suis lancée.
Et là première surprise: il s’agit d’un roman à l’eau de rose alors que je m’attendais à un roman sur la résilience et l’écriture. L’héroïne fuit en Irlande pour oublier le décès de sa fille et de son mari et y retrouve l’amour. Mais bon, cela se passe en Irlande (mon pays rêvé avec l’Ecosse) donc je continue. Je dois avouer que je l’ai dévoré en deux heures. J’ai adoré l’atmosphère du roman et l’écriture est efficace et légère. J’aurais presque envie de quitter le Québec pour l’Irlande, me poser devant la mer déchaînée et écrire. N’est-ce pas ce que l’on demande à un livre ? Nous emmener ailleurs. Dans ce cas là, le roman d’Agnès Martin-Lugand est une réussite. J’aurais préféré quelque chose de plus fouillé mais j’ai passé une magnifique soirée en Irlande.
Il y a une suite « La vie est facile, ne t’inquiète pas ». Je ne sais pas encore si je vais me laisser tenter, pour ne pas laisser Diane seule dans son café littéraire parisien.

Ceinwynn

Critique, Littérature

Nord Alice de Marc Séguin

Nord AliceBonjour à tous,

La dernière fois que je suis allée chez mon libraire, j’ai demandé une suggestion. C’est très rare que je le fasse, je suis plutôt du genre à « flasher » sur un livre et à l’acheter.
Mais je voulais découvrir des auteurs québécois. La libraire m’a conseillée « Nord Alice » de Marc Séguin  édité chez Leméac dont voici la 4ème de couverture:

« Le narrateur est obsédé par Alice, médecin comme lui, dont il n’arrivera jamais à calmer les angoisses. Lorsqu’il la laisse à Queens, c’est pour se retrouver à Kuujjuaq, son monde à elle. Entre deux patients, quand il n’en peut plus de penser à elle, il consomme des femmes sur le web – des centaines de femmes – ou va pêcher. Là, enfoncé jusqu’à mi-cuisse dans les eaux d’un torrent ou le ventre étendu sur la banquise qui fond, il calme sa faim en mangeant du poisson cru. Et il remonte le temps, pour essayer de s’expliquer. Il s’invente une histoire, s’inspirant des hommes qui l’ont précédé, depuis Roméo, l’arrière-grand-père, le premier de sa généalogie à avoir tué un homme, sur les rives du Klondike. Quelles traces ont laissées ceux qui ont traversé les années avant les nôtres ? Que sème-t-on derrière soi dans la fuite ?
Le Nord que propose Marc Séguin n’est pas seulement blanche immensité et splendeurs boréales ; ce Nord est aussi celui de l’exploitation d’uranium et des excès d’alcool. Mû par un profond respect pour le territoire et ceux qui l’ont marché pendant des siècles, l’auteur de Nord Alice témoigne néanmoins d’une déroute. Mais, justement, c’est peut-être jusqu’au bout de ses échecs qu’on devrait avoir l’humilité d’aller pour se trouver. »

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Critique, Littérature

Sur les traces de Stefan Zweig avec Miss Alfie: Marie-Antoinette

marie-antoinetteMiss Alfie propose un challenge Stefan Zweig sur son blog et coup de chance, je suis actuellement en train de lire une de ses biographies. J’ai découvert cet auteur avec « 24 heures dans la vie d’une femme amoureuse » ( je vous en parlerai dans une autre critique). J’aime beaucoup son écriture sensible et son style direct.
Dans « Marie-Antoinette », Zweig revient sur la vie tumultueuse de la dernière reine absolue de France. Il en fait un portrait psychologique précis et évite de tomber dans les excès: ni idolâtrie ni dénigrement. Exercice difficile tant Marie-Antoinette a déchaîné les passions, à son époque comme à la nôtre. Bien plus que romancier, Stefan Zweig fait ici oeuvre d’historien. Son style d’écriture s’y prête à merveille et le soin qu’il met à raconter les moindres détails plonge le lecteur dans l’une des périodes les plus troublées de notre histoire. Il y dépeint Marie-Antoinette comme une jeune femme inscrite dans son époque, dernier feu d’artifices de la royauté absolue qui saura traverser dignement les épreuves de la Révolution. Cette reine frivole qui manque son rendez-vous avec la monarchie pour devenir une sorte d’héroïne tragique des débuts de la république.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié une biographie. Je vais d’ailleurs continuer sur ma lancée avec Marie Stuart, pour voir si l’auteur sera aussi proche d’une reine de l’autre côté du Channel.

Ceinwynn

Cinéma

Le Petit Prince: l’émotion pure

affiche-def-du-film1Ce week-end, nous sommes allés voir « Le Petit Prince » au cinéma. Le film vient tout juste de sortir au Québec alors que les Français ont eu la chance de le découvrir l’été dernier. Quand on parle du Petit Prince, on pense forcément au célèbre roman de St-Exupéry. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une adaptation du roman mais d’une histoire autour du Petit Prince. Dans une vie déjà toute tracée par sa mère, une petite fille fait la rencontre de l’Aviateur; cela va changer sa vie. L’héroïne est une présentée comme une mini-adulte dont le chemin de vie tient sur un mur. Sa mère veut faire d’elle une adulte formidable à coup d’études et d’activités chronométrées. En rencontrant l’Aviateur, elle apprend à devenir une enfant et surtout à ne pas oublier de le rester. Lire la suite « Le Petit Prince: l’émotion pure »

Critique, Littérature, Roman

Les livres qui m’ont marquée: « La Nuit des Temps » de René Barjavel

barjavelBonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de « La Nuit des Temps » de René Barjavel. C’est un auteur que je connais mais que je lis très peu. Je ne connaissais que son « Merlin ». On dit de lui qu’il est l’auteur de science-fiction français majeur. Quand un ami m’a proposé de  lire « La Nuit des Temps » j’ai accepté par curiosité. Et je suis vraiment tombée dedans dès les premières pages; cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
Pour résumer brièvement le roman sans vous dévoiler la fin: des scientifiques français découvrent en Antarctique une sphère en or contenant des corps humais ayant vécu il y a 900 000 ans. Il s’agit d’un homme et d’une femme dont le savoir doit ramener leur civilisation à la vie. Tout deux viennent d’une civilisation extrêmement évoluée détruite par une guerre totale. La première à s’éveiller est la jeune femme d’une beauté confondante, Eléa. Elle raconte son histoire d’amour avec Païkan  qu’elle a quitté contrainte et forcée. L’homme qui l’accompagne est le plus grand savant de leur temps, Coban. Il est le dépositaire d’un savoir unique: l’équation de Zoran, la source de l’énergie universelle et la clé de l’immortalité. Alors que l’équipe médicale est sur le point de réveiller Coban, Eléa décide de se venger de lui et de l’empoisonner; elle y laisse également sa vie. Lire la suite « Les livres qui m’ont marquée: « La Nuit des Temps » de René Barjavel »

Critique, Littérature

Coup de coeur littéraire: AutoGRObiaphie de Pierre Dupuis

Ink_well_by_ZsofiaGyukerBonsoir à tous,

Ce soir je vous propose une première: une critique de livre. Je n’en fais jamais mais j’ai tellement aimé ce livre que j’ai envie de vous le faire partager.
Il s’agit de l’AutoGRObiaphie de Pierre Dupuis édité chez Racine et Icare. Alors je vous vois venir: « elle fait partie de l’association, elle fait leur pub. » Je sais bien que vous dire que c’est faux ne servira à rien mais je le dis quand même:  c’est faux !

C’est juste une envie de faire découvrir un texte qui m’a vraiment touchée et un genre littéraire méconnu: l’autofiction. L’autofiction est un genre un peu à part où l’on met en scène sa propre vie. Mettre en scène ne veut pas dire que l’on raconte la vérité mais que l’on part d’éléments de sa vie pour en faire autre chose. Ma seule incursion dans ce domaine a été la lecture de Marguerite Duras et de son célèbre Amant. Voilà pour le préambule, maintenant passons au texte. Lire la suite « Coup de coeur littéraire: AutoGRObiaphie de Pierre Dupuis »